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Canton · Guangzhou · Chine

Guide Canton

Marchés de gros, Foire de Canton et interprètes français-chinois, par une agence installée sur place.

Questions d'acheteurs

L'interprète français-chinois comprendra-t-il mon français ?

Oui. Le français du Maghreb, d'Afrique de l'Ouest, d'Afrique centrale, de France, de Belgique ou de Suisse se comprend sans difficulté dans une conversation d'achat. Ce qui fait dérailler une commande, ce n'est pas l'accent mais le chiffre : « 4k », « 10 000 », « septante » n'ont pas le même sens pour tout le monde, et la devise n'est pas toujours dite. Quand un mot de darija, de wolof ou de lingala arrive dans la phrase, l'interprète vous demande ce qu'il veut dire avant de traduire.

Mis à jour le · L'équipe Guide Canton

Selon votre pays

Si vous venez du Maroc
Un mot de darija dans la phrase n'a pas d'équivalent direct en chinois : l'interprète vous en demande le sens avant de le traduire.
Si vous venez d'Algérie
Pour les montants, dites « dinars » ou « euros » avec le chiffre : un chiffre seul peut être compris dans une autre devise.
Si vous venez du Sénégal
Précisez « francs CFA » à chaque prix : au stand, un chiffre sans devise est compris en yuans.
Si vous venez du Cameroun
Pour les montants, dites la devise avec le chiffre, qu'il s'agisse de francs CFA, de dollars ou de yuans.
Si vous venez de France, de Belgique ou de Suisse
En Belgique et en Suisse, on dit « septante » et « nonante » : pour les quantités et les prix, écrivez le chiffre plutôt que de le dire.

Oui. Le français du Maghreb, d'Afrique de l'Ouest, d'Afrique centrale, de France, de Belgique ou de Suisse se comprend sans difficulté dans une conversation d'achat avec un interprète français-chinois. Ce qui fait dérailler une commande n'est presque jamais l'accent : c'est un chiffre compris dans une autre devise ou une autre unité.

Ce qui change vraiment d'un pays à l'autre

Le rythme, l'accent et quelques mots changent ; la grammaire d'un achat reste la même. Les écarts qui comptent sont peu nombreux :

Ce que vous dites Ce qui peut être compris Ce qu'il vaut mieux dire
« 4k », « 10 000 » des yuans, des dollars ou des francs CFA ? le chiffre suivi de la devise : « 4000 francs CFA »
« 8 millions » la devise n'est pas dite « 8 millions de francs CFA », puis l'équivalent en yuans
« dollars » dollars américains ou de Hong Kong ? « dollars américains »
« septante », « nonante » un chiffre mal entendu dans le bruit écrire le nombre sur le carnet
« un carton », « une douzaine » combien de pièces par carton ? le nombre de pièces, par modèle
« groupage », « contenaire » bien compris aucun changement

La règle pratique : parlez comme d'habitude, et passez aux chiffres écrits dès qu'il est question de quantités, de prix ou de mesures.

Les autres langues glissées dans la phrase

Un mot de darija, de wolof, de lingala, d'anglais ou d'arabe arrive parfois dans une phrase en français. C'est le travail de l'interprète de s'en apercevoir : il vous demande le sens du mot, le nombre ou l'unité avant de traduire, car mieux vaut demander une précision que deviner. Si une personne du groupe parle surtout l'arabe, le wolof ou l'anglais, dites-le dès la réservation : on confirme alors comment elle suivra les échanges.

De l'autre côté : le mandarin

À Guangzhou, que les francophones appellent Canton, on entend le cantonais dans la rue, mais dans les marchés de gros et les usines la négociation se fait en mandarin. L'anglais se pratique sur certains stands, avec un vocabulaire souvent limité aux chiffres et aux modèles. Le travail de l'accompagnateur ne s'arrête donc pas à vous comprendre : il vous rend ce qu'a dit le vendeur, avec le chiffre, l'unité et la condition complète.

Trois sources de malentendus dans une commande

  1. Le chiffre et ce qu'il désigne. « 200 pièces » et « 200 yuans la pièce » se ressemblent dans une allée bruyante. Chaque prix se répète avec son unité et s'écrit sur le carnet.
  2. La taille et l'étiquette. Les tailles de votre pays ne correspondent pas toujours à celles du stand ; l'étiquette ou le marquage se décident à la commande.
  3. La condition collée au prix. « Ce prix-là si vous prenez cinq modèles » est une condition, pas un prix. Traduite à moitié, elle fait naître le désaccord deux jours plus tard.

L'appel de trois minutes

Plutôt que de demander si l'interprète comprendra votre accent, demandez, avant de confirmer, un court appel avec l'interprète proposé, organisé par notre bureau. Racontez ce que vous achetez, comme vous le diriez chez vous, et demandez-lui de répéter une quantité et un prix avec leur unité. S'il les rend justes et vous demande en plus ce que vous avez oublié — la couleur, la taille, le délai —, la question est réglée. Mettez cette demande dans votre message de réservation.

Questions fréquentes

  1. L'interprète parle-t-il aussi arabe, wolof ou lingala ?

    Il travaille en français et en chinois. Quand un mot d'une autre langue arrive dans la phrase, il vous en demande le sens avant de traduire. Si une personne du groupe ne parle pas français, dites-le dès la réservation : on confirme alors ensemble comment elle suivra les échanges.

  2. Et le cantonais ?

    Dans les marchés de gros et les usines, la négociation se fait en mandarin. Le cantonais s'entend dans la rue à Guangzhou ; plusieurs interprètes le parlent aussi, c'est indiqué sur leur profil.

  3. Comment vérifier avant de réserver ?

    Demandez, avant de confirmer, un court appel avec l'interprète proposé, organisé par notre bureau. Parlez comme d'habitude de ce que vous achetez et demandez-lui de répéter une quantité et un prix avec leur unité.

  4. Je parle mal français et un peu anglais : ça pose problème ?

    Non. Des phrases courtes et simples suffisent pour acheter. Dites-le dans le message : l'interprète adaptera son rythme et vérifiera plus souvent ce qu'il a compris.